les pressions politiques qui ont fait changer d’avis Manchester City

Selon le Times, Lord Udny-Lister, en charge des relations du Royaume-Uni avec le Golfe, aurait fait pression sur les Émirats arabes unis pour que Manchester City, contrôlé par le cheikh Mansour, renonce au projet Super League.

Quand le football devient un enjeu politique. Menacé d’un vaste bouleversement de son organisation et de ses valeurs, l’Europe du football a soufflé un grand coup lorsque, un à un, les douze clubs fondateurs se sont retirés du projet de créer la Super League. Si Florentino Perez, président du Real Madrid et principal instigateur de cette super-compétition entre équipes historiques, a assuré que celle-ci était en « stand by » plutôt que définitivement abandonnée, la Super League aurait pu avoir des conséquences sismiques pour le futur des clubs européens.

Alors que Manchester City devait faire partie des six clubs anglais à intégrer la Super League – avec les deux Manchester, Chelsea, Arsenal et Tottenham -, l’actuel leader de la Premier League s’est finalement retiré du premier. Pour répondre à la demande des fans, vent debout contre l’émergence de la compétition? Peut-être pas seulement.

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« Un signal très positif pour les relations entre les deux pays si ce projet n’allait pas à son terme »

Dans son édition du jour, le Times croit savoir que les Cityzens se sont écartés du projet pour des raisons avant tout politiques. Lord Udny-Lister, homme de confiance de Boris Johnson en charge des relations du Royaume-Uni avec le Golfe, serait ainsi directement entré en contact avec le gouvernement des Émirats arabes unis, dans la foulée de l’officialisation de la participation du club de Concours Manchester à la nouvelle.

L’envoyé spécial britannique, sur ordre du Premier ministre britannique, aurait assuré une participation de City à la Super League nuirait aux relations entre le pays et le Royaume-Uni, alors que le club est la propriété de l’Abu Dhabi United Group, contrôlé par le cheikh Mansour – vice-premier ministre et ministre des affaires présidentielles des Émirats arabes unis. L’enjeu d’abord sportif serait donc devenu rapidement un enjeu politique et de diplomatie majeur, Lord Udny-Lister faisant pression dans ce dossier. « Il leur a clairement fait comprendre que ce serait un signal très positif pour les relations entre les deux pays si ce projet n’allait pas à son terme », relaie une source proche du dossier au Times. Peu de temps après, Manchester City s’est désolidarisé du projet.

Et si, finalement, cette pression politique avait bien provoqué une réaction en chaîne et la défection d’un premier club anglais? Provoquant en cascade les retraits des autres clubs de Premier League engagés, puis avec eux les abandons des autres frondeurs? L’avenir immédiat de la Super League s’est peut-être joué ici.

Romain Daveau Journaliste RMC Sport



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