comment l’UEFA pourrait sanctionner les clubs dissidents

Même si dix des douze clubs ont monté le projet de Super League ont rapidement renoncé, l’UEFA est en pleine réflexion concernant d’éventuelles sanctions à prendre. Aleksander Ceferin veut qu’ils subissent « les conséquences de leurs actes ».

« Chacun devra subir les conséquences de ses actes. » Si ce n’est pas une menace, cela ressemble au moins fortement à un avertissement. Dans une longue interview donnée mercredi soir à la télévision slovène, Aleksander Ceferin a été questionné sur les éventuelles sanctions que pourrait prendre l’UE contre les douze cadors européens ayant monté le projet de Super League. S’il est resté flou, le patron de l’UEFA a tout de même donné un début de réponse.

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L’UEFA en pleine réflexion

En semblant tendre la main aux clubs britanniques, qui ont été les premiers à faire marche arrière: « Je ne veux pas entrer dans les détails, car nous en discutons encore avec l’équipe juridique. Mais je dirais que c’est une très bonne décision de la part des clubs anglais et nous prendrons en considération le fait qu’ils ont reconnu leur erreur, qu’ils ont compris qu’ils avaient tort. Une façon de quelque peu dédouaner Manchester City, Manchester United, Chelsea, Tottenham, Arsenal et Liverpool. Avant leur retrait de la Super League, ces mutins risquaient une exclusion de toute compétition nationale et internationale.

Deux jours après son lancement, ce tournoi quasi fermé, imaginé pour supplanter la Ligue des champions de l’UEFA, a également perdu l’Atlético et ses trois équipes italiennes (Juventus, Inter Milan et AC Milan). Seuls le Real Madrid et le FC Barcelone n’ont pas encore lâché l’affaire, Florentino Perez ayant simplement reconnu que le projet était désormais en « stand-by ». Selon L’Equipe, les clubs dissidents pourraient échapper à des sanctions. Mais peut-être pas leurs dirigeants. Andrea Agnelli, le riche président de la Juventus Turin, l’un des principaux instigateurs de cette Super League, se retrouve en première ligne sur le banc des accusés.

Des dirigeants dissidents sur le banc des accusés

Alors qu’il était président de l’Association européenne des clubs (ECA) et membre du comité exécutif de l’UEFA, ce qui lui permettait d’avoir accès à de précieuses informations, il n’a pas hésité à jouer un double jeu pour lancer la Super League. Toujours d’après L’Equipe, l’UEFA étudierait ce qu’il est possible de faire contre Ed Woodward, le vice-président de Manchester United qui a annoncé son départ du club à la fin de l’année. Lui aussi disposait de renseignements confidentiels.

« Je ne sais pas s’il faut des sanctions. Ce n’est pas à moi de le dire. Mais il faut dorénavant de leur part un respect des valeurs du football. Quand je vois le président de l’UEFA tendre la main pour rebâtir, c’est sûrement la bonne chose à faire « , explique ce jeudi Jean-Michel Aulas dans les colonnes de L’Equipe. S’il estime avoir été trahi par Agnelli, dont il était proche, le président de l’OL ne pousse donc pas pour des sanctions à tout prix. Voir l’UE Prononcer des exclusions à contre des clubs sécessionnistes, tout du moins les dix qui se sont depuis dégonflés, semble aujourd’hui hautement hautement improbable. Des sanctions financières restent en revanche possibles.

La Premier League contre-attaque déjà

La prochaine réunion du comité exécutif de l’UEFA, programmée vendredi, pourrait permettre d’en savoir plus. En Angleterre, la Premier League aurait par ailleurs demandé aux dirigeants des six clubs anglais retirés de la Super League d’abandonner leurs responsabilités dans les différents conseils et groupes de travail du championnat, selon les informations de Sky Sports. Une façon aussi de rassurer les 14 clubs non concernés par la Super League, qui avaient répété leur intention de « demander des comptes » à Manchester City, Manchester United, Chelsea, Tottenham, Arsenal et Liverpool.

Faut-il s’attendre à des actions en justice? Dès les premières heures d’existence de la Super League, le Premier ministre britannique Boris Johnson était monté au créneau en assurant qu’il envisageait toutes les possibilités pour tacler ce « cartel », y compris l’idée législative. Le revirement des clubs anglais, qui ont présenté des excuses à leurs supporters, un tout de même permis de calmer le jeu.



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