Aulas a hésité sur sa position à prendre mais remercie Nasser al-Khelaïfi

Dans un entretien à l’équipe ce jeudi, Jean-Michel Aulas a avoué avoir douté sur sa position à prendre au moment du lancement de la Super League ce dimanche. Mais le patron de l’OL n’a pas tardé à condamner le projet, bien aidé par le président du PSG Nasser al-Khelaïfi.

Jean-Michel Aulas est un homme agacé par la situation actuelle dans le football européen. Le président de l’OL digère difficilement le projet d’une Super League européenne, qui a rapidement capoté cette semaine, où il a eu le sentiment d’avoir été « floué ». Dans un entretien à l’équipe ce jeudi, Aulas estime qu’il « sera temps des solutions pour que cela ne se renouvelle pas », ne sachant pas si les clubs dissidents méritent des sanctions.

« Ce ne sera jamais plus comme avant. Il faut faire en sorte, si leur retour se fait, qu’il y ait un engagement sur le long terme de ne pas les voir se lancer à nouveau dans ce type d’initiative », a averti aussi Jean-Michel Aulas, qui n’a pas hésité à fracasser le président Andrea Agnelli, à l’initiative du projet avec Florentino Perez, traitant de menteur le dirigeant de la Juventus.

« J’avais la conviction qu’il fallait refuser, mais je ne savais pas si je vais affirmer: on n’ira jamais »

Pour autant, l’OL aurait-il pu refuser une invitation au sein de cette Super League? Pour rappel, le format prévoyait 15 membres fondateurs et 5 équipes invitées dans une ligue semi-fermée. « Je me suis demandé, en tant que président de l’Olympique Lyonnais, si j’avais le droit de négliger une telle opportunité. J’avais la conviction qu’il fallait refuser et le dire, mais par contre, je ne savais pas si je devais affirmer: on n’ira jamais, a confié Jean-Michel Aulas. On parlait de sommes tellement énormes … « 

Aucun club français ne figurait dans ce projet initial, bien qu’on puisse imaginer que le PSG soit convié au vu de son statut en Europe aujourd’hui. Pourtant, le club parisien, à l’image du Bayern Munich, n’était pas dans les plans au moment du lancement. « La position de Nasser (al-Khelaïfi) m’a beaucoup aidé. J’ai été irrité en son temps par la manière et les moyens mis en œuvre par le PSG. Mais à partir du moment où Nasser résistait plus que tous les autres, ça démontrait qu’il fallait suivre le train UEFA et PSG, a admis Aulas, reconnaissant envers son homologue parisien. J’ai appelé mon associé principal, Jérôme Seydoux (coactionnaire). On a eu une longue conversation lundi matin, où l’on a décidé de faire front uni. D’ailleurs, le président de l’UEFA, en plein congrès, a dit qu’il appréciait la résistance de Nasser pour le PSG, de moi-même pour l’OL, et du Bayern, des clubs qui n’ont pas suivi en nombre des montants considérables qui étaient en jeu. « 

Présent ce lundi lors du congrès de l’UEFA, Jean-Michel Aulas a eu le droit aux remerciements du président Aleksander Čeferin. « Le lundi matin, je suis intervenu lors d’un nouveau conseil d’administration de l’ECA pour dire qu’il fallait que l’on regarde ce qu’il fallait faire pour que ce type d’histoires ne se renouvelle pas, a encore indiqué le dirigeant de l’OL. Je me suis même demandé ce que l’on pouvait faire au niveau juridique. « 



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