« Je ne regarderai pas un match », Moulin très remonté contre la Super League



Interrogé ce mardi en conférence de presse sur le projet de Super League qui anime le monde du football européen, Stéphane Moulin, l’entraîneur d’Angers, s’est emporté contre ceux qui bafouent selon lui les valeurs du sport.

Stéphane Moulin va bientôt quitter Angers, à l’issue de cette saison de Ligue 1. Et celui qui entraîne le SCO depuis 2011 ne compte pas occuper son temps libre en regardant des matchs de la prochaine Super League, compétition qui pourrait voir rapidement le jour à l’initiative de 12 grands clubs européens.

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« Je ne regarderai pas. Vous connaissez mon rapport à l’argent, mais alors le football fric comme ça, je trouve ça scandaleux. On ne fait pas la sélection par l’argent, a pesté Stéphane Moulin ce mardi, en conférence de presse avant le quart de finale de Coupe de France ce mercredi (18h45) face au PSG. Il y a déjà suffisamment de domaines où on vit ça dans notre société, dans le monde. Le sport, c’est tout sauf de l’argent. Il y a le mérite de la performance. »

« C’est la honte »

En Ligue 1 depuis la saison 2015-2016 avec Angers, Stéphane Moulin a réussi à stabiliser son équipe dans l’élite du football français. « Cela voudrait dire qu’il suffit d’avoir de l’argent pour intégrer cette compétition, c’est écoeurant, a fulminé encore Moulin à propos de cette Super League européenne. Je ne comprends même pas ces gens-là qui ont eu cette idée, même si on a bien compris qu’ils voulaient plus d’argent. C’est la honte. D’associer le sport de haut-niveau à un fonctionnement comme ça, on irait bafouer toutes les valeurs sportives. »

Si cette Super League vient à voir le jour, 20 clubs devraient y participer en principe, remplaçant la Ligue des champions. Ou plutôt en concurrence avec la compétition de l’UEFA, qui désapprouve ce projet. « Si cette ligue devait exister, je ne regarderai pas un match. Et je n’irais surtout pas payer pour enrichir ces gens qui sont déjà tellement riches. Ca voudrait dire aussi qu’on coupe l’herbe sous le pied à de belles histoires, a regretté encore Moulin. Cela fait partie du sport. Cela doit être permis à tout le monde d’arriver un jour au sommet. Où on va? C’est l’antithèse de tout. Le sport véhicule des valeurs: l’effort, de don de soi, de performance. Maintenant, il suffit juste d’avoir le chéquier bien garni. J’espère que ça ne verra pas le jour. »



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