« J’ai souffert à l’OM, on m’a un peu enterré », regrette Maxime Lopez



Maxime Lopez (23 ans) confie son bonheur d’avoir rejoint Sassuolo en début de saison et reconnait des difficultés avec André Villas-Boas, tout en saluant l’honnêteté de l’ancien entraîneur de l’OM.

Né, formé et lancé chez les pros à Marseille, Maxime Lopez (23 ans) s’épanouit en dehors de la cité phocéenne depuis son départ à Sassuolo en octobre dernier. S’il reconnait que la ville et certains coéquipiers comme Boubacar Kamara lui manquent, le milieu de terrain (22 matchs, un but) ne regrette pas son choix d’avoir rejoint l’Italie où il devrait rester puisque l’option d’achat automatique (selon son temps de jeu) va bientôt s’activer.

S’il regrette de ne pas avoir participé à la Ligue des champions avec son club de toujours, il revit en Serie A après une période compliquée la saison dernière avec André Villas-Boas qui lui préférait Valenton Rongier et Morgan Sanson. Lopez a dû se contenter de miettes, souvent à son mauvais poste.

« Compliqué avec Villas-Boas »

« Ça a été compliqué avec AVB mais on avait une relation honnête, explique-t-il dans une interview à L’Equipe. Et la franchise dans ce milieu, ce n’est pas toujours ça. Je suis allé le voir plein de fois pour lui demander pourquoi je ne jouais pas. Il m’a toujours dit qu’il avait trouvé son milieu type et que c’était dur de changer, même si je méritais de jouer parfois. Il a essayé de me mettre à d’autres postes comme au Parc contre Paris (1-0, le 13 septembre) ou à Lyon (1-1, le 4 octobre). Mais je n’étais pas très à l’aise et ce n’était pas non plus me rendre service. Il a fini par me dire que c’était mieux que je parte. Il y a des coaches avec qui j’ai été plus proche comme Rudi Garcia, qui m’a donné ma chance en pro et avec lequel je suis encore en contact, ou De Zerbi actuellement. Mais je n’ai pas de rancoeur contre AVB. Je lui ai même envoyé un message quand il a quitté l’OM. »

« Ça a été comme une rédemption pour moi »

Le recrutement de Michaël Cuisance a accéléré son départ, tout comme la prise de contact de De Zerbi à la veille de la clôture du mercato. « Tout s’est passé très vite en fait, explique-t-il. Les premiers contacts entre les clubs ont eu lieu avant le match contre Lyon. Après la rencontre, j’ai eu De Zerbi au téléphone pendant dix minutes. J’étais entré attaquant droit ce soir-là. Il m’a dit: ‘Ça me fait mal au coeur de te voir jouer à ce poste’. On était d’accord (rires). Il m’a assuré que si je signais à Sassuolo, j’allais prendre du plaisir. Le feeling est passé. J’avoue, je ne connaissais pas trop cette équipe. Le coach m’a envoyé dans la foulée des vidéos des entraînements et des séquences de matches. (…) J’ai souffert à l’OM de ne pas jouer. On m’a un peu enterré, j’étais passé aux oubliettes. J’ai montré que j’étais encore là. Ça a été comme une rédemption pour moi. Maintenant, mon avenir est en Italie pour quatre ans. »



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