« J’ai voulu que ça se sache », Louza réagit aux menaces et aux insultes racistes reçues



Visé par des menaces de mort et des insultes racistes sur les réseaux sociaux, Imran Louza a décidé de s’exprimer publiquement auprès de RMC Sport. Le joueur nantais a porté plainte.

A 21 ans, au cœur d’une saison compliquée pour le FC Nantes, Imran Louza a reçu des menaces de mort et des insultes racistes sur les réseaux sociaux, après la défaite face à Nice (1-2), le week-end dernier. Des actes qu’il a décidé de ne pas laisser passer. En exposant les messages lui-même sur les réseaux sociaux, puis en portant plainte, le joueur nantais a décidé de porter un message fort à destination du public.

« J’ai voulu que ça se sache parce que ce n’est pas normal que des personnes puissent avoir autant de haine, explique-t-il à RMC Sport. C’est allé trop loin pour moi. J’avais reçu des messages auparavant de cette personne, qui me disait « t’es bidon » ou « t’es nul », je n’y prêtais pas attention. Mais là, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’est la chose de trop pour moi. »

Imran Louza n’est pas le seul sportif victime de ces comportements. Les jours précédents, le cycliste Nacer Bouhanni recevait plusieurs messages racistes sur Instagram et Twitter à la suite d’un sprint houleux. Tous les deux, comme d’autres ces derniers mois, ont décidé de s’exprimer publiquement sur le sujet pour tenter de faire bouger les choses. « On accepte les critiques, ça fait partie du jeu, souligne Louza. Mais pas les propos racistes et les menaces envers la famille. Je n’arrive pas à comprendre comment tu peux avoir autant de haine pour un match de foot. »

« Que ça serve d’exemple »

Dans le vestiaire nantais, où Imran Louza a montré les menaces et insultes reçues, ses coéquipiers l’ont évidemment soutenu, comme le club du FC Nantes et les supporters. Un soutien qui a poussé le joueur à aller plus loin, à porter plainte puis à s’exprimer. « C’est allé vite, la presse a vite été au courant et ça a pris une grosse proportion, explique-t-il. Je me suis dit qu’il fallait aller au bout, qu’il ne fallait pas que je ralentisse la chose mais que j’assume d’avoir montré ce message. »

En portant plainte, Louza est allé au bout de sa démarche. « Soit je zappe complètement la chose et on oublie ce message, soit je prends les choses en main et je vais porter plainte, raconte-t-il. Je pense que c’est bénéfique pour moi mais aussi pour les autres, pour que ça serve d’exemple. » La police a déjà pu identifier l’auteur des messages.

Robin Wattraint avec Pierre-Yves Leroux



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