que devient Tanguy Kouassi ?



Opposé au Bayern mercredi soir en quart de finale aller de Ligue des champions, le PSG croisera peut-être, dans les tribunes de l’Allianz Arena, Tanguy Nianzou Kouassi, son ancienne pépite maison, qui a préféré rejoindre l’été dernier le club bavarois.

A 17 ans, après avoir fait ses 13 premières apparitions avec le PSG, il a fait le grand saut. Partir au Bayern Munich pour passer professionnel. Tanguy Kouassi a préféré l’été dernier repousser les avances de son club formateur pour s’engager avec le Bayern Munich jusqu’en 2024.

Avant la finale de la dernière Ligue des champions, le club français perdait alors un match en coulisses face à son homologue allemand. Et un prometteur défenseur central, capable d’évoluer un cran plus haut. « Tanguy, ce n’est pas un secret que je l’aime beaucoup, regrettait Thomas Tuchel. Il a joué contre Dortmund, le match le plus important, sans contrat pro, à 17 ans. Il méritait la confiance. Il avait un grand futur dans ce club. Il le sait, ce n’était pas le moment de partir. Pas du tout. On avait confiance, il avait des minutes. C’était possible pour lui de jouer en 6 et en défenseur central. Je ne peux pas comprendre. Je suis triste… »

Quatre feuilles de match, 21 minutes de jeu

Neuf mois plus tard, au moment de recroiser (de loin, vu qu’il n’est pas inscrit sur la liste du Bayern) son ancienne formation en quart de finale aller de Ligue des champions (mercredi, 21h sur RMC Sport 1), Tanguy Kouassi reste en contact avec certains ex-coéquipiers parisiens et se sent bien en Allemagne. Même s’il a très peu foulé les pelouses.

C’est simple: depuis sa traversée du Rhin, Tanguy Nianzou, comme il a choisi de se faire appeler en Allemagne, n’a comptabilisé que quatre petites feuilles de match avec le Bayern. Pour une seule apparition, le 28 novembre dernier face à Stuttgart en Bundesliga (3-1), et 21 minutes de jeu.

Comment expliquer cette saison presque blanche? On pourrait évoquer la redoutable concurrence en défense centrale, avec Jerome Boateng et David Alaba, mais aussi Niklas Süle et Lucas Hernandez. Mais le problème n’est même pas là. Ou pas encore. Jusqu’à présent, l’ancien Titi a juste été trahi par son corps.

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Des blessures et le Covid

Le 8 septembre, une dizaine de jours avant le début du championnat allemand, le Bayern faisait état dans un communiqué d’un claquage à une cuisse pour sa jeune recrue. Premier coup dur. Après quasiment deux mois à l’infirmerie, Nianzou faisait le 21 novembre sa première apparition sur le banc bavarois contre le Werder. La semaine suivante, il jouait donc une vingtaine de minutes contre Stuttgart, et enchainait encore une feuille de match le week-end d’après, contre Leipzig. Jusqu’au deuxième pépin.

Le 12 décembre, nouveau communiqué du Bayern, et rebelote: cette fois, le club évoquait une déchirure à la cuisse droite. Qui éloignera le joueur des terrains… jusqu’au week-end dernier. Pendant près de quatre mois, une période au cours de laquelle il a aussi été touché par le Covid-19, le défenseur a dû suivre un strict protocole et s’entraîner seul. Pour ne reprendre les séances collectives que la semaine passée, et donc retrouver le banc lors du précieux succès contre Leipzig (1-0).

S’il est maintenant épargné par les problèmes physiques, Tanguy Kouassi pourrait enfin profiter du printemps, et du titre presque gagné en Bundesliga, pour faire quelques apparitions. Hansi Flick, qui a surveillé de près sa rééducation, semble en tout cas croire en lui. « Tanguy a un grand talent et une bonne attitude, saluait le technicien en janvier. Il parle déjà bien allemand, vous pouvez échanger avec lui. Il est très professionnel, et travaille beaucoup. »

Reste à savoir si le coach sera toujours sur le banc bavarois l’été prochain, et si le Français aura l’occasion de grimper dans la hiérarchie. Sur le papier, le départ programmé de David Alaba pourrait libérer une place en défense axiale. Sauf que celui-ci a déjà été compensé par l’arrivée… de Dayot Upamecano. Un compatriote, mais un nouveau concurrent.



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