Todibo aurait préféré aller à Sedan que cirer le banc au Barça



S’il ne regrette pas d’avoir rejoint le FC Barcelone il y a deux ans, Jean-Clair Todibo aurait aimé avoir davantage sa chance. Dans une interview donnée à L’Equipe, le défenseur prêté à Nice reconnaît aussi qu’il a fait de mauvais choix par la suite.

Il a déjà plus joué avec l’OGC Nice (730 minutes toutes compétitions confondues) qu’avec Barcelone (325), Schalke 04 (497) et Benfica (160). Arrivé chez les Aiglons fin janvier pour un prêt de six mois avec option d’achat, Jean-Clair Todibo parvient enfin à enchaîner.

Depuis sa signature, le jeune défenseur central français (21 ans) n’a manqué que deux rencontres: face à Marseille le 17 février parce qu’il s’agissait d’un match en retard pour lequel il n’était pas qualifié, et à Lorient le 14 mars pour cause de suspension. Bien sûr, il lui faudra encore du temps pour retrouver le niveau qu’il avait atteint à Toulouse et qui avait poussé Barcelone à le recruter il y a deux ans.

« Ma remise en question est personnelle »

Mais ses récentes prestations, aux côtés de William Saliba ou Robson Bambu, incitent à l’optimisme. Une renaissance pour celui qui pose un regard lucide sur son début de carrière.

« C’est naze d’aller à Barcelone et de ne pas jouer. Je préfère porter le maillot de Sedan et jouer plutôt qu’aller à Barcelone et ne pas jouer. Déjà tu essuies moins de critiques à Sedan… La présentation à Barcelone, c’est la folie, mais je n’ai joué que cinq matchs, c’est bidon en vrai. J’ai gagné une Liga (en 2019), mais je n’ai pas aidé l’équipe, j’ai joué quand on avait gagné le titre! Tranquille, il y a mieux à faire je pense… « , explique-t-il ce samedi dans une interview donnée à L’Equipe.

Confronté à une force concurrence en Catalogne, Todibo a voulu gagner du temps de jeu en étant prêté à Schalke, puis à Benfica. Des expériences là encore décevantes. Par sa faute, parfois, comme en Allemagne, où il reconnaît avoir eu « un manque d’humilité, de sérieux, de professionnalisme » et s’être pris « pour je ne sais pas qui ».

Il a donc fallu qu’il revienne en France pour se relancer. « Je fais au mieux, pas pour que les gens disent que j’ai changé, mais parce que ça me fait du bien. Il ne faut pas porter attention au jugement des autres dans le foot, sinon on tombe vite dans la dépression. Ma remise en question est personnelle », affirme-t-il.

Onzièmes de Ligue 1, invaincus depuis quatre matchs, Todibo et les Aiglons se rendront à Nantes le 4 avril prochain, à la fin de la trêve internationale.



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